L'EGLISE SAINT-MICHEL
LES RESTAURATIONS EN COURS ET A VENIR
décembre 2025
L'église Saint Michel sous l'impulsion de Jacques-Charles Bertrand, Conseiller municipal en charge de l'église, est l'objet de toutes les attentions.
Les travaux entrepris par le conseiller municipal de l'époque Jacques Augustin Aledo, avaient abouti à la restauration du tableau de la Crucifixion par Madeleine Allegrini, restauratrice en Balagne (voir Asco, l'église St Michel 2è partie).
Depuis le chantier n'a cessé d'évoluer.
Afin d'électrifier les cloches de l'église, l’entreprise I Campanari, a été contactée. Il a été constaté que l’une des cloches était fendue et qu'il Il était indispensable de la déposer et la refondre. Ce qui fut fait par la société Paccard.
Par ailleurs la présence de matériel électrique dans le clocher nécessitait impérativement la mise en place d’un paratonnerre.
Grâce à une subvention de la CDC et l’aide de la mairie, le nouveau carillon avec ses trois cloches électrifiées a pu être inauguré le 15 aout 2023.
Pour faire le point sur l’état de l’église, dresser un inventaire, établir les priorités et faire un plan des travaux à entreprendre, il a été fait appel à Madame Le Berre Albertini, directrice du centre de conservation du patrimoine de la CTC (fort Charlet à Calvi) .
Avec toute son équipe, elle a fait une visite complète du bâtiment et dressé un rapport qui a servi de base pour classer les travaux en fonction de l’intérêt et l’urgence des mobiliers à restaurer.
Une série de restauration est en cours ou achevée.
La porte principale qui était infestée par des xylophages a été déposée et entièrement refaite par l' entreprise Escoffier de Casamozza).
Lors de la pose, il a été découvert des pierres de taille assurant l’encadrement recouvertes par le crépi.
L'ensemble a été dégagé par Pierre Jo Massiani employé communal et l'on peut admirer à présent une porte magnifique encadrée par de superbes linteaux en pierre.
La porte a été inaugurée et bénie le 15 aout 2025.
Les meubles et tableaux sont en cours de rénovation et certains sont achevés.
A ce jour Madame Koenig (Belgodère) a terminé les restaurations :
du Thabor
du fauteuil de chœur
Un très gros travail a consisté à restaurer la commode située derrière l'autel.
Nous remercions à nouveau Jacques-Charles Bertrand qui nous a transmis le dossier récapitulant les diverses étapes de cette rénovation.

DEPOSE DES TIROIRS ET TRANSFERT A L’ATELIER
Il a été procédé uniquement à la dépose des tiroirs. Le meuble ayant été monté sur place, son déplacement l’aurait fragilisé.
Ce meuble était directement posé sur des palettes infestées par des xylophages. Lors du retrait des tiroirs, un premier traitement insecticide préventif et curatif a été appliqué. Un deuxième traitement interviendra lors du retour des tiroirs et de son socle.
A l’origine, le meuble présentait des logements « pleins », un dispositif caractéristique des meubles du XVIIè siècle. Cette configuration initiale reste lisible grâce aux traces d’usure sur les fonds, témoignant de l’ancien fonctionnement.
Ces logements ont été remplacés par des coulisses clouées avec des clous forgés à chaque extrémité.
REALISATION DU TIROIR MANQUANT
Cette réalisation a nécessité la création complète de l'élément comprenant la façade et le corps du tiroir.
La façade a été réalisée en noyer, conformément à l'essence employée à l'origine. Le corps du tiroir a été exécuté en pin laricio, respectant ainsi la construction initiale et assurant une cohérence structurelle et matérielle avec les autres tiroirs.
Pour reconstituer la façade du tiroir manquant, on a décalqué le motif sur une façade existante et on l'a reporté sur une planche de noyer. la pièce a ensuite été sculptée pour reprendre fidèlement les profils et volumes du modèle.
Les assemblages du tiroir ont été montés à l'aide de clous forgés, conformément à la technique d'origine.
Deux tiroirs ont été rénovés, l'un manquant et l'autre trop endommagé par des anciens clous et fragilisés par l'attaque des xylophages
Fixation de la greffe avant le report du dessin et ensuite de la sculpture.
Toutes les greffes ont été collées avec une colle réversible (colle de poisson) et les parties fragiles ont été consolidées par un durcisseur.
Après séchage, réalisation d'un mastic composé de colle et de sciure pour combler les petits manques.
Fixation cirée puis retour du meuble à l'église.
Les palettes sur lesquelles reposait le meuble ont été retirées et remplacées par un support plus approprié, réalisé en bois dur (sipo), afin d'assurer une meilleure isolation du sol.
Le sol ainsi que le meuble ont reçu un second traitement anti acariens.
Sont en cours et programmées les restaurations du dais de saint Michel, de la stalle de confrères, d’un meuble de sacristie, du chasublier, d’un thabor portable, de la croix de la chaire et de la grande croix, de la vitrine de saint Roch et de l’armoire de la sacristie.
Monsieur Lanzini (Ajaccio) est en train de restaurer la statue de sainte Thérèse de Damaso Maestracci, sculpteur d’Occhiatana et le tableau du Rosaire de Francesco Carli de 1785. Il doit restaurer, dans un deuxième temps, le christ de la croix et celui de la chaire.
Dès que la subvention demandée sera notifiée, Madame Allegrini restauratrice à Calenzana qui a déjà restauré en 2019 le tableau de la crucifixion, restaurera les 14 stations du chemin de croix d'Antonio Francesco Morazzani datant de 1896.
Des dossiers de demandes de subventions sont à monter pour la statue de saint Roch, la statue de saint Joseph de Damaso Maestracci et si les démarches d’authentification de Damaso Maestracci sont avérées, celle de la statue de sainte Marthe.
Les autres statues, celle de sainte Lucie, les deux de saint Antoine, celles du Sacré Cœur et de Jeanne d’ Arc, trop récentes, ne sont pas éligibles à subvention. Leur restauration devra, si besoin, être financée sur fonds propres.
D'autres travaux concernant la bâtisse elle-même et les peintures monumentales sont à l'étude.
A SUIVRE ...